Dans cet écrit, nous désirons toucher aux rapports entre le langage, l'histoire et la psychanalyse pour penser quelque chose de l'ordre du culturel dans notre formation sociale brésilienne. Pour ce faire, nous plongeons dans l'imaginaire entourant la transmission de la langue maternelle, en visant notamment ce que Lélia Gonzalez ([1984] 2020) a (re)baptisé de nègrelais, signifiant d'une présence, et marque aussi d'une absence dans les contradictions des relations coloniales et leurs effets, encore si présents dans le racisme comme symptôme social qui caractérise la névrose culturelle brésilienne. C'est aussi à partir de cette auteure, qui nous provoque tant, que nous parcourons un imaginaire autour de la figure de la mère noire et de sa présence dans ce processus de transmission d'une langue, d'une culture, d'une pratique de résistance. Ainsi, à partir du nègrelais, nous partons vers une autre profondeur immergée dans cet imaginaire, lorsqu’on regarde la chanson « História pra Sinhozinho», du compositeur Dorival Caymmi, adaptée pour la chanson « Tia Nastácia». Dans cet article, nous pensons qu'il est possible de réfléchir à quelques questions maudites, celles qui font intervenir à la fois la dimension des oppressions historiques et des subtilités érotiques.