L’ANOMIE SEXUELLE DU CRIMINEL BALZACIEN OU LA SUBLIME MARGINALITE DE LA REVOLTE

Lauren Bentolila-Fanon

Resumo


Alors que les discours médicaux et policiers du début du XIXe siècle tendent de plus en plus à faire du mal une déviance contre-nature, l'homosexuel s'impose comme l'incarnation de tous les interdits et de toutes les transgressions: rétif aux normes de la sexualité légitime, l'inverti connaît nécessairement la tentation de l'illégal dans un mépris de toute loi. Influencé par ces représentations consensuelles, Balzac dote ainsi certains de ses personnages criminels d'un désir irrégulier. Toutefois, cette nouvelle preuve d'anomie semble davantage redevable d'une esthétique romantique de la révolte que des discours moralisateurs des ethnographies carcérales: parce qu'il est le signe d'une énergie pléthorique, le désir criminel profite du prestige de l'intensité, qui transfigure alors l'abject en sublime et le contre-nature en surnature.


Texto completo:

PDF (Français (France))


DOI: https://doi.org/10.22456/2238-8915.77036

Direitos autorais 2017 Organon

Licença Creative Commons
Este obra está licenciado com uma Licença Creative Commons Atribuição-NãoComercial-CompartilhaIgual 4.0 Internacional.

E-ISSN: 22388915 / ISSN Impresso: 0102-6267

LICENÇA

Os artigos publicados na revista estão sob a Licença Creative Commons Atribuição-NãoComercial-CompartilhaIgual 4.0 Internacional

INDEXADORES

  

     

   

 

           Imagen relacionada

   

Flag Counter